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Esclave pendant 12 ans (Steve McQueen-2013)

Commentaires

JoBill

Lausanne

73

11273

Note: 3

 

Commentaire | Version: 2 | Dernière modification:

Non seulement McQueen ne nous dit rien, mais, en plus, il n'a même pas confiance en son sujet. De peur que son film ne soit vu que par un parterre de Miss Monde (cher McQueen, soyez assuré que vos spectateurs sont tous: contre le cancer, contre la guerre... et contre l'esclavage), le réalisateur nous sert quelques scènes afin d'être bien certain que, si il restait encore des indécis sur le fait que l'esclavage était une bonne chose, tous les spectateurs sortiront du visionnage en étant bien persuadés du contraire!... malheureusement il ne suffit pas de filmer (caméra à l'épaule) des actes à faire gerber les singes du zoo de Vincennes (qui vient de ré-ouvrir si jamais) pour qu'une émotion naisse des images.
Les personnages apparaissent et disparaissent au bon gré du réalisateur, les scènes s'enchainent de la sorte, sans que ne vienne se tisser la moindre dramaturgie et ce malgré tout le coton ramassé pendant le film (on a tout de même l'impression que le coton se ramasse à longueur d'année, indépendamment du défilement de la moindre saison malgré ces 12 années d'esclavage).
Amistad ou même Django nous en disent bien plus sur l'esclavage que ce film, dont le visionnage peut en fait se limiter à la lecture du titre, on y gagnera du temps!
La participation en tant qu'acteur de Brad Pitt, en bon samaritain de l'histoire (mais également en bon producteur du film -- « Tiens, il me faut absolument un petit rôle dans ce film engagé! »), apparaît comme le dernier clou (sec) qui vient sceller le cercueil du cinéma étazunien, tout prêt qu'il est pour l'inhumation. Car au delà du film, l'oscarisation de ce dernier nous donne un idée bien sombre de ce que le cinéma semble devoir être outre atlantique afin d'obtenir des récompenses. Malheureusement, un sujet ne fait pas un film, La liste de Schindler en est un autre excellent exemple, lui aussi oscarisé et lui même tiré « d'une histoire vraie » ultime cerise sur le souffrance humaine, quasi assurance d'une cataracte de récompenses cinématographiques. Reste donc à savoir pourquoi fait on du cinéma: recevoir des récompenses pour un mauvais film ou bien toutes les rater mais en ayant effectivement apporter un objet au cinéma?

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