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Edouard

Bois d’ébène (Jean-Baptiste Bester-2008) Bois d’ébène (Jean-Baptiste Bester-2008)

 

 

 

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Statut : Commentaire
Version : 1 | Dernière modif : 2011/07/24 23:39:27 GMT+0200

Martinique – XIXème siècle. Un grand-père raconte à son petit-fils une histoire d’esclaves. La plantation des Karadec, à l’Anse Cafard, est l’une des plus riches de l’île. Le père Karadec va enfin laisser la main à son successeur. Ce sera soit Fabien, le cadet de la famille, le plus dur avec les esclaves, soit Jérôme, l’aîné, et le plus brillant. Contre toute attente, le père Karadec choisit Fabien. Alors que ce dernier est tout étonné mais ravi, Jérôme, piqué au vif, quitte l’île rapidement. Désormais, c’est Fabien qui exerce le pouvoir avec zèle et extrême sévérité. A tel point que certains esclaves fomentent une révolte au sein de la plantation. Ils vont même jusqu’à attenter à la vie des Karadec.
Combien a-t-on pu lire d’ouvrages sur l’esclavagisme et sur le colonialisme des Occidentaux vis-à-vis de populations « dites inférieures » ? Ces livres foisonnaient à une certaine époque et sont devenus plus rares de nos jours. C’est dans ce contexte que j’ai ouvert les premières pages de « Bois d’ébène », m’attendant à une sempiternelle lutte des classes entre Blancs et Noirs. Ce livre sort cependant des sentiers battus car, s’il décrit fort logiquement les comportements tyranniques des Blancs contre les Noirs, il ne s’arrête pas là, évacue les poncifs, et parle aussi, et c’est chose rare, de réflexion individuelle sur une société inégale, de pardon, d’amour impossible.
Ce n’est bien sûr pas un roman philosophique, loin de là, mais cette histoire dont on devine les couleurs de l’Océan, les odeurs de la canne à sucre, où l’on croit entendre les bruits des oiseaux et de la faux se lit très agréablement et le lecteur a son lot de surprises au fil des pages : pour la succession de la plantation, déjà, mais aussi et surtout dans les revirements de Fabien, personnage central et charismatique du roman qui n’en manque pas. Un vrai bon moment que cette lecture qui donne envie de voyager loin, très loin… et d’abord en Martinique, magnifiquement dépeinte. On sent que l’auteur y a séjourné quelque temps…

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